Enquêtes d’insertion professionnelle : retour d’expérience de Mediaschool

Visuel d’interview Datalumni présentant Marc Berger, directeur Pédagogie, Qualité et Innovation de Mediaschool, avec son portrait, un micro illustré et le titre “Success Stories”.

Comment piloter efficacement les enquêtes d’insertion professionnelle, tout en garantissant la fiabilité des données et en mobilisant les étudiants et alumni sur le long terme ?

Dans un contexte où l’insertion professionnelle est devenue un indicateur clé de la qualité des formations, les établissements d’enseignement supérieur doivent conjuguer exigences réglementaires, enjeux de transparence et valorisation de leurs parcours.

Pour répondre à ces enjeux, nous avons échangé avec Marc Verger, directeur Pédagogie, Qualité et Innovation au sein du groupe Mediaschool. Il revient sur les spécificités de son rôle, les forces du groupe, ainsi que sur les défis liés aux enquêtes d’insertion professionnelle et les raisons qui ont conduit Mediaschool à s’appuyer sur Datalumni pour les piloter.

Bonjour Marc, décrivez-nous votre poste au sein de MediaSchool

Le pôle pédagogie, qualité et innovation chez Mediaschool regroupe différentes thématiques. La première, bien sûr, c’est la pédagogie. Nous travaillons essentiellement avec des ingénieurs pédagogiques pour développer des maquettes qui sont ensuite diffusées sur l’ensemble de nos écoles.

Nous avons également un volet qualité, qui consiste à veiller au respect d’un certain nombre de référentiels. On retrouve notamment Qualiopi, pour la certification nationale qualité, mais aussi d’autres référentiels en lien avec les financements, comme ceux de la Caisse des Dépôts ou de France Compétences.

Nous travaillons aussi sur l’innovation, avec l’objectif d’optimiser et d’améliorer l’expérience de nos étudiants. Aujourd’hui, cela passe notamment par les enjeux liés à l’intelligence artificielle et les investissements associés.

Enfin, il y a une dimension importante autour de la conformité réglementaire. Nous évoluons dans un secteur très encadré, avec de nombreux décrets, lois et arrêtés. Une partie de mon rôle, en lien avec la directrice juridique, consiste donc à m’assurer que nous respectons bien l’ensemble de ce cadre réglementaire.

Qu’est-ce qui fait la force de MediaSchool ?

Le groupe Mediaschool est en construction depuis 2002. Il s’est d’abord développé principalement par croissance externe, avec le rachat de différentes écoles et marques. Plus récemment, nous avons également engagé une croissance organique, avec l’ouverture de campus en région : Marseille, Nice, Strasbourg, Angoulême et, plus récemment, Rouen.

Sur ces campus, nous déployons différentes marques du groupe. Aujourd’hui, Mediaschool est un groupe d’enseignement supérieur privé. Nous nous adressons principalement à des étudiants post-bac, avec des formations de type BTS, bachelors et masters, même si nous touchons aussi, dans une moindre mesure, le niveau bac professionnel.

Nos formations reposent sur des titres RNCP, et nous sommes nous-mêmes certificateurs d’une dizaine de certifications professionnelles. Nous accueillons majoritairement des alternants, donc des jeunes en apprentissage.

Nous couvrons des domaines variés : le sport, le luxe, la communication, la transition écologique, le journalisme, la production audiovisuelle, ou encore l’informatique.

Chaque année, nous accueillons environ 10 500 étudiants. Depuis la création du groupe, nous comptons 60 000 alumni. Nous nous appuyons également sur un réseau d’environ 13 000 entreprises partenaires, qui accueillent nos alternants ou nos étudiants en stage.

Le groupe présente aussi deux particularités. La première, c’est notre pôle médias, avec des titres comme Stratégies ou le Journal du Luxe, mais aussi des événements comme le Salon du Luxe. Ce pôle nous permet de rester en lien étroit avec l’évolution des compétences attendues sur ces métiers.

La seconde, c’est notre fondation, qui a pour objectif de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur pour des publics en situation de fragilité économique.

Pourquoi les enquêtes d’insertion professionnelle sont-elles si importantes pour MediaSchool ?

Les enquêtes d’insertion sont très importantes pour un groupe comme le nôtre, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, en tant que certificateur, nous avons une obligation réglementaire : pour renouveler nos titres, nous devons produire des enquêtes d’insertion à court terme, généralement à six mois après la certification, ainsi que des enquêtes à moyen terme.

Ensuite, en tant qu’établissement d’enseignement supérieur privé, nous avons aussi l’obligation de communiquer sur nos taux d’insertion, conformément aux exigences du référentiel national qualité.

Enfin, ces données sont aussi essentielles d’un point de vue marketing. Elles nous permettent de démontrer la pertinence de nos formations et la qualité de notre pédagogie, en montrant que nos diplômés s’insèrent rapidement sur le marché du travail.

Comment sensibilisez-vous les étudiants et les alumni aux enjeux de ces enquêtes ?

C’est un travail de fond que nous menons tout au long du parcours des étudiants. Nous les sensibilisons progressivement à l’importance de ces enquêtes.

L’idée est de leur faire comprendre que ces données permettent de valoriser leur formation, qu’elles sont nécessaires pour répondre à nos obligations réglementaires, et qu’elles contribuent aussi, indirectement, à renforcer leur employabilité.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Datalumni pour réaliser ces enquêtes ?

Je n’étais pas présent au moment où le groupe Mediaschool a choisi de collaborer avec Datalumni. Mais avec le recul, je peux dire que c’était un très bon choix.

En tant que groupe d’éducation, nous ne sommes pas spécialisés dans la conduite d’enquêtes. La principale difficulté pour nous résidait dans la gestion de la volumétrie, la saisonnalité des enquêtes, mais aussi tout ce qui concerne l’organisation en interne : le recrutement des équipes, leur formation, et la garantie de la fiabilité des données.

Le fait de s’appuyer sur un expert nous permet de déléguer cette partie et de nous concentrer sur notre cœur de métier, à savoir la pédagogie, la qualité et l’innovation.

Parmi les critères importants dans le choix de Datalumni, il y a notamment leur connaissance des exigences de France Compétences, leur disponibilité, ainsi que leur réactivité lorsque nous avons des besoins spécifiques.

Quelles sont les étapes de votre méthodologie pour réaliser les enquêtes d’insertion professionnelle ?

Concrètement, la mise en œuvre des enquêtes commence chez nous, avec la collecte et la structuration des données des diplômés : noms, prénoms, numéros de téléphone, adresses email.

Ensuite, les équipes prennent le relais avec l’envoi de questionnaires par email. En cas de non-réponse, des relances sont effectuées, notamment par téléphone. D’autres canaux peuvent également être mobilisés, comme les SMS ou WhatsApp.

Si nécessaire, des recherches complémentaires peuvent être réalisées pour tenter de compléter les informations et comprendre la situation des diplômés.

Quels résultats concrets observez-vous aujourd’hui grâce à cette collaboration ?

Aujourd’hui, nous retenons deux bénéfices principaux.

D’une part, nous sommes en mesure de produire des enquêtes d’insertion fiables, sur des volumes importants, et conformes aux exigences de France Compétences.

D’autre part, cela nous permet de nous recentrer sur nos priorités, en laissant à des experts le soin de piloter ces enquêtes.

Au-delà de l’obligation réglementaire, les enquêtes d’insertion professionnelle s’imposent aujourd’hui comme un véritable levier stratégique pour les établissements d’enseignement supérieur. Elles permettent non seulement de mesurer l’efficacité des formations, mais aussi d’alimenter une démarche d’amélioration continue et de renforcer la crédibilité des écoles auprès des futurs étudiants comme des partenaires entreprises.

Le retour d’expérience de Mediaschool illustre bien cette évolution : structurer ses enquêtes, s’appuyer sur des outils et des expertises dédiées, et mobiliser ses alumni dans la durée sont désormais des conditions essentielles pour en tirer pleinement parti.

À la clé : des données fiables, exploitables, et surtout utiles pour piloter la qualité des formations et accompagner durablement l’insertion professionnelle des diplômés.