Institut Galilée : structurer un réseau alumni au service de l’insertion et de l’attractivité

Portrait de Marc Béranger, chargé du suivi de l’insertion, des relations entreprises et des enquêtes institutionnelles à l’Institut Galilée. Visuel de témoignage client « Success Stories by Datalumni », avec la mention Interview et les logos de l’Institut Galilée – Université Sorbonne Paris Nord et de Datalumni.

Développer un réseau alumni, ce n’est pas seulement répondre à une injonction institutionnelle : c’est créer un lien durable entre les étudiants, les diplômés, les équipes pédagogiques et le monde professionnel.


À l’Institut Galilée, cette vision s’est traduite par une réflexion de fond sur l’insertion professionnelle, le sentiment d’appartenance et la valorisation des parcours scientifiques.

Dans cette interview, Marc Béranger, chargé du suivi de l’insertion, des enquêtes institutionnelles et des relations entreprises à l’Institut, revient sur la genèse du projet alumni, les enjeux qui l’ont guidé et les premiers résultats observés depuis le lancement du réseau. Il partage également son regard sur la collaboration avec Datalumni et les perspectives à venir pour inscrire durablement le réseau dans la vie de l’établissement.

Bonjour Marc, peux-tu te présenter et nous parler de ton rôle à l’Institut Galilée ?

Je travaille à l’Institut Galilée depuis 2016. En réalité, je connais l’Institut depuis bien plus longtemps : j’ai intégré l’Université Sorbonne Paris Nord (dont dépend l’Institut Galilée) en 2002, et j’ai travaillé à la présidence avant de rejoindre directement l’Institut.
Aujourd’hui, j’occupe le poste de chargé du suivi de l’insertion, des enquêtes institutionnelles et de relations entreprises. 

Ce poste, créé en 2016, a été pensé dans une logique de transversalité : il allie le suivi de l’insertion professionnelle aux relations entreprises et le lien avec les diplômés. C’est dans cette continuité que s’est naturellement la réflexion autour du réseau Alumni.

Peux-tu nous présenter brièvement l’Institut Galilée ?

L’Institut Galilée est la composante scientifique de l’Université Sorbonne Paris Nord. Il a été créé en 1969 et s’appelait à l’origine le Centre scientifique et polytechnique. En 1971, est créée l’École d’ingénieurs Sup Galilée, avec ses deux premières spécialités : matériaux et télécommunications.

Au fil des années, les formations se sont étoffées pour répondre aux besoins du marché : informatique, énergétique, instrumentation, etc.

En 1991, L’Institut Galilée prend son nom définitif, il regroupe aujourd’hui :

  • L’école d’ingénieurs (Sup Galilée) ;

  • des parcours Licence, Master et Doctorat, avec sept laboratoires de recherche, dont six « accrédités » CNRS ou INSERM ;

  • un cursus préparatoire intégré (le CP2I) ;

  • un service relations entreprises actif et transversal.

C’est un établissement public, ancré dans le territoire de la Seine-Saint-Denis et reconnu pour la richesse et la diversité de ses parcours scientifiques.

Quelles étaient les attentes de l’Institut au moment de lancer le réseau Alumni ?

Au départ, la démarche répondait à une exigence institutionnelle : la CTI, qui accrédite les écoles d’ingénieurs, encourage fortement le développement de réseaux d’anciens.
Il existait depuis plusieurs années une association d’anciens étudiants l’AISG. Mais la tendance générale depuis plusieurs années devenait la gestion des Alumnis directement par les établissements, qui possèdent souvent un « arsenal » plus développé ou peuvent mobiliser des forces spécifiquement sur cette question. 

Dans cette réflexion, nous avons envisagé un intérêt bien plus large :
👉 renforcer l’image et l’attractivité de l’école ;
👉 soutenir l’insertion professionnelle ;
👉 créer un cercle vertueux entre étudiants et diplômés ;
👉 et, à terme, favoriser le recrutement par la cooptation et le réseau.

Autrement dit, le réseau alumni sert à la fois les ambitions institutionnelles, les besoins d’insertion et le sentiment d’appartenance.

Comment s’est passée la mise en place concrète du réseau ?

Historiquement, nous travaillions donc (cf. plus haut) avec l’Association des anciens de Sup Galilée (l’AISG), qui gérait la communauté des diplômés. Après le Covid, nous avons constaté aussi une très baisse nette d’implication : il fallait redonner une dynamique.

Nous avons donc organisé un Gala pour renouer le lien avec les anciens, puis décidé de structurer le réseau, avec Datalumni.


L’idée : proposer un outil commun à tous nos diplômés, ingénieurs et masters confondus, pour simplifier la gestion et auto-alimenter la communauté.

Côté base de données, nous avions conservé les contacts de diplômés depuis 1974 pour notre école d’ingénieurs et 1999 pour les Licence/Master. Nous sommes donc repartis sur une campagne complète, en réengageant tout le monde depuis zéro — sauf les quelques personnes qui ne souhaitaient pas être contactées.

Comment le projet a-t-il été accueilli ?

Du côté de l’équipe enseignante, il y a toujours une part d’interrogations face à la nouveauté, suscitant à la fois enthousiasme et réticence : la question du “pourquoi déléguer à une entreprise ?” s’est aussi posée.


Mais après présentation en conseil d’institut et lors d’un séminaire interne, les enseignants ont compris l’intérêt de travailler avec des experts et presque tous ont été convaincus.

Côté étudiants et alumni, le succès a été immédiat : de nombreux messages de félicitations et remerciements, un taux d’activation des comptes parmi les plus importants de Datalumni, un enthousiasme : une vraie fierté de voir l’Institut s’organiser autour d’un outil professionnel.

Quels bénéfices concrets pour les étudiants actuels ?

Même si le déploiement est récent (avril 2025), les premiers résultats sont très encourageants :

  • plus de 1501 inscrits sur la plateforme, dont 1078 alumni ;

  • 200 mentors déjà volontaires ;

  • et une centaine d’étudiants intéressés pour bénéficier d’un accompagnement.

Au-delà du mentorat, le réseau apporte une valeur d’appartenance : les étudiants peuvent échanger librement entre pairs, découvrir des offres de stage ou d’emploi, et bénéficier d’un retour d’expérience concret des diplômés.

Cela crée un lien fort, une continuité entre la formation et le monde professionnel.

Le réseau a-t-il déjà généré des retombées côté entreprises ?

Oui, clairement. Disons que ça a contribué à accélérer et faciliter une dynamique qui était déjà bien engagée.
Plusieurs entreprises dirigées ou intégrant des alumni se sont déjà inscrites et proposent des offres de stage, d’emploi ou d’alternance. Certaines souhaitent aussi renforcer leur partenariat avec l’Institut Galilée.

Nous voyons également des alumni qui, plusieurs années après leur diplomation, se reconnectent au réseau pour postuler à des offres d’emploi ou recruter à leur tour. C’est une vraie dynamique de communauté.

Comment se passe la collaboration avec Datalumni ?

Très franchement, excellente.
Je suis impressionné par la qualité du service : tout est pensé globalement, les besoins sont anticipés, et les suivis sont rigoureux.

Les rendez-vous de suivi sont toujours accompagnés de comptes rendus et de recommandations pertinentes.


Et surtout, l’équipe Datalumni fait preuve d’une grande capacité d’adaptation à nos spécificités : dans notre cas, la cohabitation entre l’Institut Galilée et Sup Galilée est bien prise en compte, même si donner une identité propre à la fois à Sup Galilée et l’Institut n’est pas évident, même de notre côté !

C’est une vraie synergie entre votre expérience et la nôtre.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Notre objectif à court terme est que tous nos étudiants de Master 2 et de dernière année d’ingénierie soient automatiquement inscrits sur la plateforme.
L’idée est d’en faire un réflexe d’école, intégré dès le cursus.

Sur le plan stratégique, nous allons tenter le module “enquêtes d’insertion” proposé par Datalumni qui a l’air de bien fonctionner.
C’est un enjeu fort : ces enquêtes sont à la fois obligatoires institutionnellement et essentielles pour piloter la qualité de nos formations.

Avoir un outil intégré, où toute information est centralisée — alumni, insertion, enquêtes —, serait un vrai gain de temps et de cohérence.

Un mot de conclusion ?

Ce projet est avant tout une aventure collective.
Il renforce le lien entre étudiants, diplômés, enseignants et entreprises, tout en valorisant l’image de l’Institut Galilée.


Grâce à Datalumni, nous avons un outil solide pour faire vivre ce réseau sur le long terme.